La Terre en 2007 (festival “l’Oeil en Seyne”)
J’avais, il y a quelques temps, vanté les mérites de certains photographes présentés dans le cadre du festival « L’oeil en Seyne ». Lors de notre visite, le dimanche 14 octobre, nous n’avons pas été déçu par la qualité d’ensemble certes mais également par la richesse des talents individuels. L’incroyable densité des expositions et la diversité des regards nous ont permis d’appréhender parfaitement la photographie dans ce qu’elle a de plus remarquable : son universalité et son humanisme. Un autre aspect de cette photographie là est qu’elle est porteuse d’un message qui dans son ensemble prend alors toute son importance : La Terre est-elle effectivement menacée? La glace fond-elle trop vite? les arbres sont-ils trop vite abattus? les gens sont-ils trop malheureux et trop déboussolés pour continuer à composer avec la nature?
L’exposition s’étale sur quatre étage d’un bâtiment XIX° siècle cossu et parfaitement rénové : la villa Tamaris. Dés l’accueil discret, nous abordons un monde sauvage et originel que peu de photographes sont capables de transcrire sur la pellicule : Sebastiao Salgado nous amène des glaces de l’antarctique au désert de Namibie avec une maitrise parfaite, il nous montre ce que peut-être le monde sans les désordres de l’humanité : un formidable univers de paix et d’absolu. Au delà de l’aspect onirique , sur le plan technique, il y a évidemment que peu a dire, le graphisme noir et blanc et la mise en valeur des textures, des substances et des matières denses sont merveilleux. Un regret peut-être pour certains, l’absence de couleur – la touche incontournable du photographe – ne permet pas forcément à l’imagination de s’enfuir du quotidien : nous sentons alors une réserve, voire même une incompréhension après la première visite tant la vision du photographe est stricte, rigoureuse.
www.sebastiaosalgado.fr.tc/
www.amazonasimages.com/
Nous quittons le rez de chaussé emprunt déjà d’un certain désordre intellectuel pour remarquer inévitablement de grands tirages panoramiques de belle facture mais d’un classicisme tranché après l’incursion troublante dans le monde de Sebastiao Salgado. Cyril Le Tourneur d’Izon nous entraine donc dans une visite minérale sobre des déserts nord africain (Tassili des Ajjers, Hoggar, Egypte) et nous retrouvons encore là l’idée évidente d’une nature extrêmement dépouillée et difficile ou l’homme n’a pas sa place. Le discourt est clair mais résonne en couleur et permet alors au souvenir de revivre, au rêve de s’éveiller. Les tirages sont certes superbes mais nous pouvons regretter la pauvreté de l’exposition et sa mise en valeur quelque peu disparate et douteuse, ce qui ne permet pas de véritablement apprécier le cheminement du photographe.
L’étage supérieur est habillé par Yann Arthus Bertrand. Le premier regard est déçu, en effet les photos présentées sont connues. Mainte fois, elles ont fait l’objet d’édition. Il y a presque un regret à ce constat, il n’y a pas de surprise et peut-être alors que peut s’installer la lassitude. Puis au deuxième regard vient l’analyse, le message est toujours aussi évident et très bien mis en valeur grâce bien entendu a des photos d’une grande beauté d’autant que la couleur intensifie l’aspect exceptionnel du cadre mais également grâce à des photos plus « barbares » dans le sens ou elles sont une véritable dénonciation de l’action humaine immature et stupide. Ces photos laissent perplexes et suscitent l’inquiétude et ces bien là leur plus grande qualité. Chaque tableau est accompagné enfin d’une explication claire, nous permettant de pouvoir analyser différemment, après lecture , chaque photo comme un véritable constat de nos coupables méfaits.
En quittant la salle d’exposition dédiée à Yann Arthus Bertrand, nous sentions inconsciemment que l’élément de surprise et la qualité atteinte des précédentes expositions pouvaient condamner les photographes suivants au second rôle. Heureusement, cela ne fut pas exactement le cas. Francis Latreille est sans nul doute un très grand photographe. Embarqué pendant l’hiver 2004/2005 sur le bateau scientifique TARA (voir les informations en lien) , il nous livre un travail saisissant sur la réalité des conditions de vie à bord du navire mais également un superbe reportage vivant sur les activités humaine dans ce milieu hostile. La encore, nous retrouvons l’idée d’une terre ou domine le sentiment de puissance, de solitude impénétrable malgré la présence fragile de cette goélette à la dérive. Mais il est certain que l’idée est différente, nous ne sommes plus dans une démarche de sublimation ou de défense de la nature mais plutôt dans une démarche d’étude du mal et de recherche du bien pour l’humanité.
www.insu.cnrs.fr/f1314pdf,programme-damocles.pdf
crdp.ac-paris.fr/tara/index.php?page=accueil
www.actuphoto.com/Francis~Latreille
Au même étage mais dans une petite salle, sont également présentées les photographies d’Andrew McLeish. Nous sommes en présence, cette fois ci d’un travail basé davantage sur le témoignage qu’autre chose. Les images ne sont pas d’une grande qualité mais montrent parfaitement le retour à la nature de ces nouveaux écologistes gallois en marge de la société.
Enfin, sous les toits de la Villa Tamaris, au milieu de la ramification des poutres joliment mises en valeur trônent trois expositions qui finalement par leur concept sont très proches car chacune d’elle dans un style différent et une présentation différente : souhaite mettre l’accent sur la désertification (Raymond Depardon et Guillaume Rivière) et sur la disparition des ethnies minoritaires (Jerome Brezillon) , l’une n’allant parfois pas sans l’autre.
En ce qui concerne la présentation que Jerome Brezillon a choisi, nous sommes presque dans la photo contemporaine dans le sens ou cette photographie là supprime le superflu, travaille par association et suscite l’imagination. L’idée est bonne, la qualité du travail est là mais nous pouvons juste regretter l’absence d’éléments percutants, tout de même, qui permettraient au visiteur de vite comprendre l’action de l’artiste et d’éviter ainsi les questions superflus.
www.cendrinegabaret.com/JeromeBREZILLON/20/bio.html
revue.com/jerome_brezillon/index.shtml
Raymond Depardon et Guillaume Riviere présentent donc un travail similaire sur une partie de la population qui, à l’image d’une ethnie, est peut-être amené à disparaitre : les petits paysans français, la discrète richesse du pays garante autrefois d’une certaine défense de la nature que nous recherchons maintenant mais d’une façon bien maladroite. Que ce soit en couleur ou bien en noir et blanc, le contenu des expositions, très intimistes, procure une certaine douceur après la dureté technique des images de Sebastiao Salgado et la dénonciation rigoureuse de Yann Arthus-Bertrand. Une certaine poésie se dégage même de ces images d’autant qu’elles ne sont pas outrageusement technique et permettent grâce à leur simplicité, l’expression d’une véritable nostalgie, d’un retour au source qui, si nous ne l’oublions pas, serait sans doute pour l’avenir salvateur.
www.actuphoto.com/Raymond~Depardon
www.guillaumeriviere.com/
Le Festival « L’oeil en Seyne » se termine le 28 octobre, encore quelques jours pour découvrir ces huit photographes : Exposition ouverte tous les jours de 14h à 18h30 sauf lundi et jours fériés.
Avenue de la Grande Maison
83500 la Seyne sur Mer
tel : 04.94.06.84.00
villatamaris@tpmed.org

Madame,Monsieur,
Photoraphe en free lance, je parcours le monde pour l aide aux ethnies en voie de disparition, notamment en Yakoutie, Senegal avec les Bediks, Inde avec les Irulas, Mauritanie avec le nomades et Roumanie avec les tziganes.
Je viens de terminer la maquette d un livre photos et noir et blanc et texte sur la Roumanie ou je vais depuis 1989.
Presidente de l association objectif monde basee pres de Paris, dont le but est la sauvegarde des ethnies minoritaires, je tenais a vous contacter pour un projet que nous organisons avec des eleves de college et de lycee des pays de la Loire.
Nous avons commence des echanges scolaires entre eleves et enseignants depuis presque une annee, avec des eleves de Yakoutie.
Notre objectif serait d envoyer des eleves francais etudier les degats dus au rechauffement climatique dans les regions arctiques.
En decembre dernier des enfants yakoutes sont venus passer 10 jours dans notre region.
J aimerais savoir si vous accepteriez de me rencontrer? j aimerais vivement car par email cela est trop anonyme, je prefere les contacts directs.
Par ailleurs notre objectif principal etant l aide aux ethnies minoritaires, nous avons soutenu l ethnie des tchouktches, par la construction d une petite ecole pour le enfants des eleveurs de rennes, dans le grand nord arctique, ainsi que l aide a l edition de livre scolaires dans leur langue.
Egalement une aide pour la construction de la nouvelle ecole de Khamagatta, a 100 km de Yakoutsk, une ecole ou les eleves apprennent la langue francaise tout en conservant leur langue. Je vais chaque annee donner des cours de francais, et avec le ministere de l education de Yakoutie, j ai pu editer un livre de contes que j ai ecrits, ce livre est illustre par les enfants de l ecole.
Un second livre est en cours et illustre par les enfants de l ethnie des youkaguirs.
Voici l adresse de notre site web, mais il n est pas a jour
mai 26th, 2008 at 2:36http://www.objectifmonde1.org
Cordialement
Francine Aubry
Francine Aubry