“Mat ou brillant ?”, association pour la photo d’auteur

Flickr ou la démocratisation de la photo

FLICKR est un site communautaire, inutile peut-être de présenter davantage ce site. Flickr réunit un nombre incroyable de personnes dont l’une des activités principales semble être l’image et plus surement les supports de communication numérique. Flickr s’étend sur tous les continents et participe ainsi à la démocratisation de la photo grâce à une plateforme efficace et à un système de visualisation rapide et assez bien fait.

Flickr est en quelques sortes un vaste site de rencontres, quoique nous en disions, établi autour d’un même concept évident : le partage. Nous pourrions penser que cela pourrait être possible avec n’importe quelle activité mais le fait est que grâce à la photographie : il devient plus facile de se rapprocher autour de mêmes passions ou de mêmes centres d’intérêt. La photographie n’est alors qu’un outil de communication comme un autre : une première ébauche vers l’échange de lien.

Les concepteurs de Flickr ont parfaitement compris l’intérêt qu’il y avait d’utiliser ce type de support surtout à l’heure actuelle ou le besoin de communication est évident. Il est simplement curieux - en aparté - de s’apercevoir qu’il est maintenant plus difficile de communiquer avec son voisin et plus facile d’amorcer un brin de conversation avec une chinoise ou un bulgare à quelques milliers de kilomètres de notre maison. Flickr a donc mis à la disposition des internautes, un nombre incroyable d’outils permettant un “profilage” parfait de ce que nous recherchons, réalisable simplement lors de la rédaction de notre fiche d’identité : le profil, justement. Il est alors possible de se rapprocher de personnes aimant les mêmes musiques ou les mêmes films, par exemple … il est possible dans l’absolu de rencontrer l’âme soeur, le site n’est certes pas fait pour cela mais il est certain que cette situation s’est produite …. Alors oui, Flickr est un vaste site de rencontre.

D’autres outils sont également à notre disposition. Nous pouvons localiser les lieux de prises de vue des images que nous mettons en ligne : je vois dans cette démarche deux aspects évidents : l’un désintéressé et purement informatif et l’autre par contre sous tendant une démarche plus précise : “j’existe là, dans ce monde là”. Il est aussi possible de s’inscrire dans des groupes qui ont une raison d’être précise parfois un peu légère dans le sens ou la plupart des gens peuvent être concerner par cette “raison d’être” mais justement l’intérêt n’est-il pas d’avoir le plus d’amis possible. Nous nous apercevons ainsi que certains abonnés sont dans une multitude de groupes, une assurance que leur galerie sera visitée, une assurance qu’ils existent eux aussi, l’idée étant qu’il y a de la place pour tout le monde : Flickr pose alors également les bases d’une communauté mondiale très humaniste puisque tout se passe bien mais c’est évidemment grâce à un contrôle très strict des informations transmises. il est possible aussi de créer sa propre communauté autour d’un mot clé commun qui peut-être, comme je l’ai dit plus haut, assez superficiel : l’existence du groupe ne vaut pas tant par le thème de réunion mais plutôt par l’activité que les membres auront.

Flickr est donc génial, c’est quand même bien d’échanger quelques mots écrits avec une polonaise de Gdansk ou avec un Canadien de Vancouver, chaudement assis devant son ordinateur mais … Que devient alors la photographie d’art, la photographie capable de succiter une certaine émotion : je n’attends bien sur pas des larmes mais ne serait-ce que de l’admiration. Si nous surveillons chaque minute le passage des photos mises en ligne sur le site (cela est possible en page d’accueil, ou bien sur votre page personnalisée), nous nous apercevons vite de la “pauvreté” des photos et si nous continuons notre démarche, il faut attendre bien 5 minutes pour voir enfin quelque chose qui ressemble à une belle photo : une image que nous souhaiterions nous approprier tant la qualité de l’ensemble est indiscutable. Il a donc fallu attendre le passage de plus de 20 000 photos avant de tomber sur “l’émotion”. Nous n’avons pas pu voir toutes les photos bien sur car cela est impossible et car la visualisation est aléatoire - il est certain que d’autres belles photos sont passée à la “trappe” parmi les 20 000 - mais cet exemple montre bien que Flickr n’est, à mon sens (et je vais peut-être en choquer certains) absolument pas un site dédié uniquement à la photographie. Maintenant, grâce à la mise en place de cette plateforme internationale de qualité, c’est vrai qu’il est toujours sympathique d’avoir des échos d’univers que nous ne côtoierons sans doute jamais. De plus, c’est un peu rassurant de savoir que le monde tourne à peu près rond dans d’autre coin de la planète même si cela est une façade.
Et nous, et bien … Nous sommes tous des matriochkas.

N’hesitez d’ailleurs pas à visiter les pages flickr de nos matriochkas: Françoise, Valérie, Isabelle, Grégory, Jean-Pierre, Ezio et Michel :

Bonjour de Carnoules - VAR - FRANCE - EUROPE - MONDE

juin 20th, 2008 at 18:00


One Response to “Flickr ou la démocratisation de la photo”

  1. François Says:

    Merci pour cet article… du coup, j’hésite toujours à investir (du temps !) à me créer un profil sur flickr, mettre des photos et surfer là dessus !

Leave a Reply