Malpasset, une impressionnante sortie - samedi 21 fevrier !!
Nous sommes allés à Malpasset, sur le site du barrage brisé au bord du Reyran, par curiosité simplement. Photographe à la recherche d’un témoignage sur l’un des plus grand drame que notre region ait connu. Nous avons essayé d’imaginer l’impensable, bien aidés, pour cela, par les restes eparses d’un rempart finalement trop fragile et laissé comme témoignage permanent aux générations futurs. J’ai toujours voulu voir et comprendre un peu, à mon niveau, ce qui s’est passé au cours de cette soirée du 2 décembre 1959. c’était un peu l’objet de ma venue et de la venue de l’association dans ce lieu encore fortement marqué par l’évènement terrible qui est survenue il y a maintenant déjà presque 50 ans. Essayer par des photographies très récentes de réaliser un témoignage marquant sur cette page d’histoire locale était un peu notre mission mais j’avoue, pour ma part, n’avoir pas réussit à donner suffisamment d’impact à mes images.
Les images (les miennes, en tout cas) faites ce samedi 21 février n’ont pas été à la hauteur et ne signifient, maintenant pas grand chose comparées à cette imagination qui en marche , ne nous a pas laisser de répis. Voir le site tel qu’il est maintenant permet d’entre-aperçevoir à peine le raz-de-marée qui s’annonça un peu après 21h00, ce 2 décembre 1959. Je crois que nous avons été nombreux, après coup à nous plonger dans les articles déjà édités pour mieux évaluer l’ampleur du desastre : l’explosion d’une structure en béton et la libération d’une retenue d’eau de 18 km de long pour environ, à certains endroits, 3 km de large.
Alors que s’est-il réellement passé au cours de cette nuit d’hiver, il y a 50 ans ? Avant toute chose, il faut bien comprendre que le barrage de Malpasset, l’un des grands ouvrages hydro-electriques d’après guerre, était un barrage assez recent puisque construit en 1954. il ne fut, de ce fait jamais remplit complètement en raison tout d’abord d’une faiblesse de précipitation au cours des années suivantes mais aussi en raison de procédures d’expropriation longues et difficiles qui ne permirent pas ce remplissage. L’automne 1959 annonça, finalement la fin de cette période de secheresse relative. Effectivement au cours des trois mois précédent la catastrophe, la région connut l’un des épisodes les plus humide et pluvieux de mémoires d’homme. A tel point que le niveau de l’eau dans la retenue en amont du barrage monta beaucoup trop rapidement pour permettre un contrôle convenable de la réaction du barrage à la pression exercée par cette nouvelle masse d’eau. Le gardien du site, très inquiet, intervint pusieurs fois au cours des jours précédents le 2 décembre afin de faire baisser le niveau d’eau mais le 2 décembre alors que les pluies torrentielles s’abattaient par périodes régulières sur la zone, il ne put hélas pas intervenir en journée car des travaux en amont du barrage ne permirent aucun laché d’eau. C’est seulement au cours de la soirée (à 18h, pour être précis) qu’il fut autorisé à faire la manoeuvre de vidange alors que certains témoins, assureront par la suite avoir vu des fissures entre la structure et la roche attenante le jour même du drame. Il est hélas alors déjà trop tard car, malgré ce laché d’eau, le niveau ne diminua que très peu, insuffisament pour soulager la base du barrage et son maintient solide dans un sol peu homogène. Il est 21h14 lorsque le barrage explosa littéralement. Vous pouvez donc imaginer donc facilement un peu la suite : nombre de familles, dans la ville de Fréjus, furent surprises alors qu’elles étaient tranquillement installer devant le petit écran et “la piste aux étoiles”. les secours dénombrèrent 423 victimes et de très nombreux blessés.
Faire ressentir l’ampleur de ce drame, comme je vous l’ai dit en introduction, n’a donc pas réellement été possible et aurait été, je crois finalement, trop prétentieux car il semblerait que même aujourd’hui, ce sont des évènements tragiques que nous ne pouvons absolument pas concevoir. Nous avons essayé de retranscrire l’ambiance du site dont la végétation est assez aride, du mieux que nous pouvions avec un sentiment, tout personnel en ce qui me concerne, d’impuissance… Et il aura fallu la rencontre heureuse d’un couple de rouge-gorges fort civilisé pour nous redonner le gout à la photographie, ce jour là : ces derniers rouge-gorges ne manquant pas, à tour de rôle, de venir s’imposer devant nos objectifs. Ils nous ont peut-êre simplement dit que finalement, la nature avait fini par reprendre ses droits cruellement, certe, il y a 50 ans et maintenant plus doucement…Grâce à eux.
Une note d’espoir - toujours.
A BIENTÔT


Un récit fort instructif sur l’évènement et une conclusion qui incite à respecter Dame Nature qui reprend toujours ses droits que ce soit sur Terre que dans les entrailles de la Mer
février 27th, 2009 at 10:35L’homme a toujours voulu dompter la nature mais quand celle-ci reprend sa liberté rien ne peut l’arrêter. Restons humble !!
février 27th, 2009 at 14:09