Les rendez-vous du 15 : et puis zut … un dernier pour la route !!
Une “indiscretion” sur le livre de Stephane Hette : “les ailes du désir … ou la vie révèe des papillons”
L’auteur photographe sera présent :
- samedi 24/10 à 18h pour le vernissage de l’exposition (Carnoules - Salle Honoré daumier)
- dimanche 25/10 de 10h à 12h pour une rencontre/séance de dédicace
Vous pouvez encore commander le livre ICI et profitez de l’occasion pour vous balader sur le blog de Stephane mis en ligne tout spécialement pour l’évènement
LE TEXTE ……
…. Un dernier quoi ?? … Rendez-vous , évidemment. Je n’ai pas pu résister malgré le temps qui passe trop vite, les choses de la vie qui s’empressent de filer entre nos mains comme le sable entre nos doigts. Je n’ai pas pu résister. J’ai pris ce livre des mains (encore , comme si tout cela n’était qu’une histoire de mains) de Valérie et j’ai parcouru les pages comme on feuillette une revue “people”, vite … trop vite. rien n’est croustillant ou devrais-je plutôt dire : tout est trop croustillant dans CE livre. Je suis revenu en arrière trop confus, j’ai passé l’introduction et j’ai hoché la tête. oui, Tout est bien vrai … mais si seulement le monde savait … bon bref !!
J’ai pris enfin mon temps, mon silence, mon répis !! et je suis arrivé doucement page 10 : Actias sinensis … “Ah que la nature fait bien les choses” me suis je dit alors en voyant l’image de ces amourettes de jeunesse. Je me suis aussi dit que nous ne pouvions pas ignorer de tels spectables et que nous n’avions surtout pas le droit de les gacher.
J’ai poursuivi plus que jamais. J’ai poursuivi mon chemin de page en page. “sur des routes sinueuses”, j’ai croisé l’incroyable “anteos clorinde” : une rencontre improbable mais possible là, justement : page 14. Allez y si vous ne me croyez pas, cela sera sans regret !! Et les surprises ne faisaient que commencer !!
8 pages plus loin, une goutte a glissé sur ma joue. Je me suis surpris à croire à une larme, non quand même pas … A la fin, peut-être mais là, il est encore trop tôt : Archaeoprepona demophon venait simplement de naitre ou devrais-je dire d’apparaitre au grand “premier jour” encore frippé et naif. comme bien des hommes aussi, tout compte fait !!
Je ne me lassais pas, je dévorais non pas les papillons bien accrochés au papier glacé mais les pages : 25 , 27 , 28 , 31. J4avais envie de virevolter loin de ma cage dorée : celle que nous impose un peu la socièté … Et puis, pan, je suis tombé face à face avec Brahmaea hearseyi, c’était “le jour et la nuit” : une quête sombre et impossible qui semblait prendre fin : c’était un papillon magnifique et secret !!
Je n’en finissais plus d’aller de révélation en révélation. La nature, jamais à cours d’imagination, nous avait finalement offert le plus beau des cadeaux, la diversité sans cesse renouvelée jusqu’à l’étourdissement. C’est ainsi que page 44 les “confidences” allaient bon train (Cethosia biblis) et devenaient “bavardages” un peu plus loin (Charaxes varanes).
J’avais l’impression que l’artiste nature s’était ingénié à nous imposer un regard critique et sévère : le miroir de nos âmes sous le couvert de papillons bien trop honnêtes pour ête humains. Mais j’étais encore bien loin de ma destination finale alors que je tournais cette fameuse page 57 au milieu de mes errements.
La route bien que sinueuse n’en était pas moins agréable et surprenante, toujours. Après la “délicatesse” de Euphydrias aurinia, page 74, nous arrivions parfois par des “petits chemins tortueux” au pied d’êtres si légers, page 90, qu’un souffle pouvait, semblait-il, les faire basculer. Il s’agissait d’Heliconius sara.
Et nous revenions bien souvent de ces rencontres, transformés avec un besoin impérieux de continuer le “voyage … à Sapporo” page 98 (Idea leuconoe gordita) ou ailleurs, guidés de loin en loin par des “sentinelles” Limentis camilla, page 107, une invitation troublante à poursuivre la découverte … ou l’ignorance.
La soif se faisait sentir peut-être ! le “porteur d’eau” Papilio palinurus était là, page 132 à nous attendre pour nous rassurer et nous offrir encore davantage de plaisir. Nous ne cessions alors de gouter ce plaisir là : contemplatif et revigorant. Tout n’était que volupté et séduction dans ce monde là.
Quelques belles images et une poésie à couper le souffle , il n’en fallait pas plus pour faire du monde des papillons , un monde merveilleux et mysterieux : Vanessa cardui (page 156) ne me dira sans doute pas le contraire !! J’étais au bout de l’histoire … trop courte.
Maintenant que j’y suis revenu, je ne peux que vous inviter à entrer dans le rêve : celui de STEPHANE !!
A TRES BIENTÔT
Michel Lecocq
MERCI… je ne trouve pas d’autre mot que celui-ci. Merci d’avoir partagé mes rêves de papillons.
octobre 19th, 2009 at 13:01Bien à toi Stéphane
Effectivement c’est un très joli livre. Je pense que nous alors voir la photo sous une autre forme.
octobre 19th, 2009 at 17:32Après la première approche du livre, j’étais déjà bien dans les rêves de stephane.
octobre 26th, 2009 at 6:50Depuis le vernissage et deux jours passés au milieu de ces beaux papillons, je ferais bien de ces rêves, ma réalité quotidienne…
Merci encore.
Nice one! If I could write like this I would be well chuffed. The more I see articles of such quality as this (which is rare), the more I think there might be a future for the Web. Keep it up, as it were.
mars 13th, 2010 at 0:33