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La balance des blancs : le bon dosage !!

Construire une image passe par la compréhension d’un certain nombre de paramètres de réglage évidemment très important que nous avons déjà eu le plaisir d’aborder dans une précédente session mais il est une notion que nous n’avons pas explicité car nouvelle dans le monde de la photographie moderne, il s’agit de la balance des blancs : la possibilité qu’a le photographe de déterminer la température de la source de lumière à partir de sa couleur dominante et de la modifier en fonction de ses envies. Cela peut paraitre bien compliqué mais en réalité, rien n’est plus simple que d’intervenir sur cette fameuse balance des blancs. Seule la théorie est rébarbative comme nous allons maintenant pouvoir le lire !!

En effet, si nous nous penchons davantage sur cette “balance des blancs”, nous basculons très vite dans un monde ou les notions physiques de la lumière ne sont pas toujours bien maitrisées, en particulier la notion de “température de couleurs” qui reste quelque peu abstraite pour la plupart des photographes. Savoir ainsi que cette température a été obtenu par comparaison entre la couleur d’une source lumineuse et un “corps noir” théorique qui se comporterait de la même façon que cette dite source lumineuse si nous venions à le chauffer n’importe peu, il faut simplement savoir que la technologie actuelle nous offre la possibilité de faire des choix colorimétriques intéressants voire primordiaux dans certain cas. Mais pour cela, il faut bien comprendre certains points précis qui nous seront quand même d’une grande aide. La couleur apparente d’une source lumineuse dans le visible varie ainsi du rouge/orangé au bleu en fonction d’une échelle de température qui commence à 2000°K pour finir (toujours dans le visible) à environ 12000°K. Ces variations de températures de couleurs s’obtiennent régulièrement dans des conditions presque normales de prise de vue entre le levé du soleil vers 2000°K et un ciel nuageux (8000°K) à très orageux (10000°K) par exemple. Bien comprendre cela va nous permettre d’avoir un regard davantage sensibilisé au problème lors de la prise de vue. Je dirai donc pour ma part qu’il y a trois façon de corriger la “balance des blancs”.

La sélection par l’appareil photo numérique (A.P.N.) reflex : elle est décisive lorsque le photographe fait le choix de ne pas créer d’images sous extension RAW et permet en fonction des situations de coller précisément à l’actualité “climatique” de la séance de prise de vue. cette sélection offre différents choix de réglages fort différents en fonction des situations comme nous allons le voir.
Le réglage automatique de la balance des blancs (A) par l’appareil permet de se libérer de cette contrainte de réglage mais ce choix de prise de vue reste délicat lorsque vous choisissez de prendre vos images seulement en JPEG.
Les réglages par “menu” permettent de choisir les conditions qui conviendront le mieux à la situation précise de prise de vue. Ils s’échelonnent par type de lumière en partant des lumières les plus chaudes pour finir par les lumières les plus froides à savoir :

- la lumière tungstène (2500 à 3500°K),
- la lumière fluorescente (4000 à 5000°K),
- la lumière du jour (5500°K environ),
- la lumière du flash (5500 à 6500°K),
- la lumière sous couverture nuageuse (6500 à 8000°K),
- la lumière sous couvert ou ombre importante (9000 à 10000°K).

Il vous est alors aisé d’associer telle condition de prise de vue précise au réglage qui conviendra le mieux à la situation en comprenant bien que l’appareil agit comme un compensateur de température. Il corrige la température de couleurs en y associer sa “couleur opposée complémentaire”. Cela explique l’obtention de photographies aux couleurs parfois très “froides” pour des températures de couleurs pourtant “chaudes”. Nous nous apercevons facilement de ce phénomène lorsque nous choisissons de faire des réglages de températures personnalisés grâce à l’option K disponible seulement sur certains boitiers professionnel (comme Kelvin).
Il est enfin possible de faire un préréglage précis de la température des couleurs par l’intermédiaire d’une photo blanche ou grise, qui sera considérée par la suite comme une référence pour les images suivantes prises sous la même lumière. Mais attention, dans certain cas, la variation de lumière est telle qu’il est parfois bien difficile de réaliser ces pré-réglages trop régulièrement pour être en adéquation avec la lumière du moment.

La sélection par le logiciel d’interprétation du fichier RAW (dérawtiseur ?) : cette selection n’est possible évidemment que si le photographe fait le choix de prendre ces photos sous extention RAW (Brut). Elle permet aussi au photographe d’ignorer quelque peu les réglages proposés par l’A.P.N.. Nous retrouvons dans les menus de ces “plug in” , en général, les mêmes options que celles rencontrées sur les appareils pour l’obtention d’une image alors parfaitement réaliste. Il est de plus bien commode de pouvoir régler cette balance des blancs confortablement assis devant son écran d’ordinateur avec une visualisation souvent bien meilleure qu’à l’extérieur dans des conditions parfois difficiles de prises de vue lorsque bien sur il s’agit de paysage.

La sélection par le logiciel de traitement d’images (Photoshop ou Gimp, par exemple) : elle est l’ultime barrière contre une mauvaise interprétation de la balance des blancs d’une image. Elle permet d’affiner les réglages de cette balance en jouant sur les différentes couches de couleurs : Rouge, Vert et Bleu (R.V.B.) pour les ajuster le mieux possible en fonction des envies de chacun. Cette sélection offre enfin la possibilité de jouer sur l’interprétation toute personnelle que nous nous faisons de l’image prise : c’est une autre manière d’avoir une démarche créative. Sous “Photoshop” , nous retrouvons cette option dans le menu réglage sous l’intitulé “balance des couleurs”. Bien que peu utilisée dans l’absolue, Elle reste bien utile en seconde intention seulement.

C‘est trois façons de réglage sont dans tous les cas complémentaires en sachant qu’elles sont aussi directement dépendantes du choix d’extension du fichier image utilisé lors de la prise de vue. avec une image en JPEG, il est fortement conseillé de s’appliquer à obtenir une bonne balance des blancs dés la prise de vue car nous ne pourrons pas agir en deuxième intention par l’intermédiaire d’un “plug in” de lecture d’image quelconque puisque cette étape est shuntée et que les réglages à partir du logiciel de traitement sont tout de même alors bien insuffisants. Dans le cas d’une image brut (RAW), il en est tout autrement puisque nous avons affaire à un fichier non traité par le logiciel interne de l’appareil. il pourra alors aisément être “interprété” par le “plug in” dédié si vous avez fait le choix de ne pas vous occuper de ce réglage alors automatique lors de la prise de vue. Il vous sera alors toujours possible d’affiner l’interprétation par la suite en utilisant la fonction “balance des couleurs” de votre logiciel de traitement d’images. Mais attention, il est parfois fortement conseillé de régler la “balance des blancs” de votre appareil d’emblée et même d’une façon manuelle : lorsque par exemple vous souhaitez réaliser des photographies publicitaires ou dans des conditions de lumières trop aléatoire pour l’automatisme de l’appareil (automatisme de la balance des blancs seulement !!) : dans le cas ou il y a trop de sources de lumières différentes, dans le cas d’une lumière fluorescente (type néon) ou enfin dans le cas d’une lumière foncièrement froide … sous orage, par exemple. Bref, il n’est pas bien difficile de s’affranchir de ce réglage, il faut tout simplement bien connaitre son A.P.N. et bien connaitre l’environnement de prise de vue. Bon courage !!

A très bientôt.
Michel Lecocq

décembre 12th, 2009 at 0:57


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